Lui :
"Agnès, j'voulais... c'est difficile à dire... tu m'émeus, c'est pas un très joli mot et j'sais pas comment te le dire autrement. Tu me touches. Quand je suis avec toi je... je me sens, je me sens triste et heureux. Et puis aussi je me sens un peu honteux, comme si j'étais quelqu'un de pas bien et puis toi quelqu'un de trop bien. D'ailleurs des fois quand j'suis à côté de toi j'me dis... j'me dis qu'il faudrait que je prenne un bain. Voilà. Ah oui, et puis aussi, dès que tu t'en vas, tu me manques... et même quand t'es là mais que tu regardes ailleurs, tu me manques aussi. "
Elle :
Demain je volerai tes baisers
brûlants et les voeux sur ta joue,
comme les pétales d'une marguerite
qu'on effeuille amoureusement.
Je mangerai ce cil brodé
sur ta pommette rose
et puis je regarderai les fleurs
qui se dessinent sur ta peau
quand tu dors et que la lune traverse
les rideaux mités. Des fantômes de fleurs
qui émanent des pores de ta peau
comme de blancs ectoplasmes
étranges et pâles.
http://le-temps-des-gainsbourg.skyrock.com